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Liberté de parole..... | 30 septembre 2005


Bonjour,

Liberté, Censure.....

S'exprimer sur un blog doit être un plaisir et la lecture de ce qui y est écrit doit également en être un.

Depuis le siècle des Lumières, la liberté d'expression est devenue un des droits fondamentaux des individus. Ceci en un temps ou la société évoluait petit à petit de la société agricole vers la société industrielle. Le journaliste, l'homme de media, celui qui portait les bonnes ou mauvaises nouvelles pouvait être vu en observateur plus ou moins partial du monde qui l'entourait. La parole avait une valeur informative et politique.

Depuis 50 ans, les choses changent, en basculant dans l'ère post-industrielle, la Société a donné une valeur marchande à la parole. Les mêmes hommes de media ne sont donc plus uniquement des observateurs, ils sont des acteurs économiques majeurs. Les dés sont alors pipés car les medias de masse communiquent plus de messages sur demande (directe ou indirecte) qu'ils n'informent en exerçant leur propre esprit critique sur ce qu'ils observent (leur matière première est d'ailleurs plus dans les dépêches d'agence que dans les faits eux-mêmes).

L'acte de piraterie à l'encontre du ferry-boat "Pascal Paoli" n'avait pas d'autre
but que de pousser les media à en parler. Encore une fois, les journalistes ont communiqué (et non informé), car l'acte n'avait d'autre raison d'être que celle d'être connu du plus grand nombre. Les nombreuses annonces sur les pseudo-candidatures à la candidature à l'élection présidentielle relèvent du même tonneau.

Le blog est une réponse à cette évolution pour préserver un espace de parole non marchande et restaurer une vision plus critique etepolitique (au bon sens du terme) de l'information et de l'opinion. Il doit donc censurer tout ce qui s'apparente à de la communication. Comme ce doit être un plaisir pour tous, la violence verbale doit donc en être également bannie.

(ce texte figure dans les commentaires sur le Blog de Michel-Edouard Leclerc)




Publié par aristote à 12:11:21 dans Humeur, Humour | Commentaires (1) |

Sécurité aérienne et ration calorique | 28 septembre 2005


Une étude de Boeing (que je n'ai pas lue) montre, semble-t-il, que le niveau de sécurité d'une compagnie aérienne est fortement corrélé à la ration calorique quotidienne des citoyens du pays dont la compagnie est originaire.

C'est probablement vrai mais.... corrélation n'est pas causalité et il me semble qu'il faut aller chercher également les facteurs politiques et culturels avec lesquels on peut rapprocher la ration calorique quotidienne.

Tout d'abord, nous vivons (occidentaux cartésiens) dans un monde qui a décrété que la mort était pornographique. Nous devenons parfaitement paranoïaques dès qu'il existe un soupçon de semblant de risque potentiel pour la vie d'un individu. Notre idée même du progrès est très liée à la diminution de la mortalité et l'allongement de la vie.

Nous envisageons donc la sécurité aérienne (plus généralement la sécurité des transports), non pas en termes de risques avérés mais de risques possibles, voire imaginables, ce qui nous fait poser un niveau d'exigence extrêmement élevé pour ces domaines.

A l'inverse, dans un environnement ou des milliers d'êtres humains meurent chaque jour de maladie, de faim ou de violences consécutives à des conflits divers où à l'état de leur Société, la notion de risque potentiel (ou de risque possible) ne peut être considérée comme chez nous. Les chargés de Sécurité aérienne de ces contrées ne sont peut-être même pas en situation de mesurer certains des risques que les règlements internationaux demandent de couvrir. Comment s'étonner alors que certaines compagnies traitent ces problèmes d'une manière qui nous semble relever de la légèreté ?

Il ne faut surtout pas les blâmer et les mettre au ban du monde de l'aérien. Ils ne peuvent faire autrement et l'aviation est un vrai besoin dans des zones où les infrastructures terrestres sont totalement déficientes. Il vaut mieux les aider à améliorer leur niveau de sécurité de manière à pouvoir satisfaire les exigences des nantis que nous sommes.

Je ne nie pas qu'il y a également des cas de malhonnêteté et d'escroquerie avérée, mais c'est hors de mon sujet d'aujourd'hui.

Pour en revenir à mon propos initial sur Sécurité aérienne et ration calorique, je pense que la relation de causalité est avec la peur de la mort. Plus nous vivons dans une société dont la mort est absente et plus nous en avons peur. C'est cette peur de la mort qui nous dicte le niveau d'exigence de sécurité que nous estimons indispensable. La relation avec la nourriture vient sans nul doute de la prégnance de la mort dans les sociétés les plus pauvres et au contraire de sa totale invisibilité dans les sociétés de bien nourris








Publié par aristote à 18:48:08 dans Aviation | Commentaires (0) |

Les OGM | 28 septembre 2005


Ah les OGM ......!!!!

Tout ce que j'ai vraiment à dire est que je ne veux pas en bouffer, mais que chacun est libre du choix de sa manière de mourir.

Au delà de cette boutade dont le caractère égoïste n'échappera pas au lecteur, je suis un peu comme Michel Edouard Leclerc (voir sob blog à ce sujet) Je ne suis pas, a priori, pourfendeur d'OGM mais l'insistance du lobby pro-OGM à vouloir passer en force me les rend suspects et, à partir de cette suspicion, je commence, comme tout un chacun, à chercher de quoi pourraient-ils être coupables.

Les raisons ne manquent pas si j'en juge par l'abondance de commentaires lus un peu partout. Je n'en retiendrai que deux :

1) Il n'y a aucune urgence alimentaire mondiale nécessitant que l'on se jette à corps perdu dans la culture d'OGM.

2) Les OGM mettent les agriculteurs en dépendance économique des fournisseurs de semence (les plantes OGM sont stériles) ce qui les rend inemployables dans des pays d'économie de subsistance, c'est à dire les plus pauvres.

Il me paraît donc urgent d'attendre et de comprendre véritablement l'impact de ces plantes sur l'éco-système.

Je rappelle deux précédents :

1) l'irrigation des champs de coton en Asie Soviétique a provoqué l'assèchement de la mer d'Aral. Nul n'aurait cru une prédiction aussi catastrophique dans les années 50 et pourtant....

2) La mise en eau du barrage d'Assouan dans les années 60 a provoqué
l'apparition de la malaria en haute Egypte et un appauvrissement de la
flore et de la faune en Méditérannée orientale par augmentation de la
salinité. Personne n'aurait rien voulu entendre à ce propos dans ces
années où le développement primait sur tout.

Ceci ne veut pas dire que le bilan de ces opérations soit négatif (cela valait tout de même peut-être le coup de les faire) mais encore faut-il se donner les moyens de mesurer l'impact de telles décisions.

Publié par aristote à 16:14:05 dans Economie, Société | Commentaires (0) |

Bande passante et vitesse de propagation | 27 septembre 2005


Il y a quelques temps, j'ai eu la surprise de constater que même, chez des gens réputés techniciens compétents, les deux notions étaient largement confondues. Je reproduis ci dessous un petit texte, écrit il y a plusieurs mois, qui illustre la différence entre les deux concepts

Il faut considérer comme un acquis que l'onde
électromagnétique (lumière ou signal électrique) se déplace dans le vide à 300
000 km/sec. Dans un conducteur (cuivre ou fibre optique), cette vitesse est
réduite à environ 200 000 km/sec (ce n'est pas tout à fait exact mais l'ordre
de grandeur est bien celui là). Il n'y a aucun espoir, sauf découverte physique
majeure réduisant à néant toutes nos connaissances depuis Maxwell et
Einstein, de voir cette vitesse
s'améliorer par la technologie.

Tenant donc ce fait pour acquis, il faut 5 µs (microsecondes soit 5/1000 000ème de secondes) pour qu'un signal électrique (oulumineux) parcoure 1 km, soit 50 µs pour parcourir 10 km ou encore 100 µs pour 20 km. Ces valeurs sont donc intangibles depuis l'invention du télégraphe il y a maintenant près de 150 ans et aucun progrès n'y a rien changé.

Ce que le progrès technologique permet est l'augmentation
de la bande passante
ce qui donne l'illusion d'un accroissement de
vitesse lorsque l'on regarde les choses d'un peu loin.

Prenons une analogie mécanique facile à comprendre :

Soit une route de 100 km allant de A vers B sur laquelle les
voitures roulent à 100 km/h.

Si j'oblige les voitures à respecter une distance minimale de 100 km entre elles, le débit maximal de ma route sera d'une voiture à l'heure. Si je réduis cet intervalle à un véhicule tous les km, le débit passe alors à 100 voitures/heure. Si je réduis cet intervalle à 100 m, puis à 20 m, le débit passera à 1000 voit./h puis 5000 voit./h

Le progrès est là. L'illusion de l'accroissement de la vitesse provient du fait que l'on s'intéresse en fait au nombre de voitures qui passent en un point donné et en un temps donné, et non pas à leur vitesse de circulation propre qui, elle, reste toujours la même ( 100 km/heure). Si la question que je me pose n'est pas « Combien de temps faut-il à une voiture pour aller de A vers B ? », mais « Combien de temps faut-il pour
que 10 000 voitures arrivent en B ? », tout change ! Dans notre exemple le temps peut passer de 10000 heures ( débit de 1 v/h) à 2 heures ( débit de 5000 v/h) par une simple
augmentation du débit sans que la vitesse propre de chaque voiture ne varie d'un iota.

Nous sommes exactement dans cette situation avec la transmission de données. Grâce au progrès technologique, le nombre de bits pouvant être transmis en une seconde a cru de manière phénoménale, mais la vitesse de transmission de chaque bit est toujours la même depuis l'origine des temps. On est simplement arrivé à ce que les bits soient « plus serrés » dans le canal de transmission.

Par ailleurs, dans le cas de la transmission de données, les ordres de grandeurs sont tels que la bande passante est prépondérante sur le délai global de transmission. Je m'explique :

Soit une ligne de transmission de 10 km. Il faut donc 50 µs (50 millionièmes de secondes) à un bit pour la parcourir.

La bande passante de la ligne est de 1 gigabit/sec (je peux
faire circuler un milliard de bits par seconde, soit un bit à chaque
milliardième de secondes). Pour transmettre 1 mégabit de données (un million de
bits) il me faut donc 1050 µs. En effet, j'envoie un bit chaque milliardième de secondes, ce qui fait 1µs pour 1000 bits soit 1000 µs pour émettre un million de bits auquel j'ajoute le temps de transmission du premier bit (les autres voyagent sur la ligne en temps masqué).

Si je double la bande passante, le délai sera réduit à 550 µs. Le temps de propagation lui-même impacte donc peu la rapidité apparente de la transmission. L'augmentation du débit a permis de réduire le temps de transmission de la totalité du paquet d'un million de bits, mais c'est en rapprochant les envois successifs que l'on obtient ce gain et non pas en augmentant la vitesse de propagation.

Publié par aristote à 18:13:51 dans Mathématiques et Informatique | Commentaires (0) |

A propos de D. De Villepin et HP. | 27 septembre 2005


(Texte publié par l'auteur sur le BLOG de Michel-Edouard Leclerc)

Il ne faut pas oublier une chose. Nous sommes surtout et avant tout des êtres humains et des citoyens légitimes de par notre seule existence.

Nous élisons des gens pour gérer une collectivité appelée disons un pays et ces élus doivent nous rendre des comptes. Une entreprise n'est légitime que si elle est un acteur actif du bien-être de la collectivité au sein de laquelle elle joue un rôle comme fournisseur de bien et de services, comme employeur, comme client de biens et de services.

Si les actionnaires de l'entreprise n'ont pas une claire conscience des limites au delà desquelles leur entreprise perd sa légitimité, c'est grave..

Il me semble, qu'en l'occurence, HP a franchi la ligne et n'est plus légitime. Or, un Premier Ministre n'a de compte à rendre ni à HP ni au CNPF et surtout pas au Wall Street Journal, mais aux citoyens-électeurs. Même s'il n'était pas très adroit de faire allusion à des subventions plus ou moins virtuelles, il n'en est pas moins vrai que toutes les entreprises créant des emplois en France sont aidées directement ou indirectement depuis de nombreuses années (exonérations de charges, allègements fiscaux et autres facilités de tous ordres). HP en a très certainement bénéficié car je ne vois pas pourquoi elle aurait pu en être exclue.

A ce titre, Monsieur de Villepin, comptable des deniers publics et de l'usage qui en est fait, se doit d'entreprendre les actions que les citoyens sont en droit d'attendre dans le cadre de ce qu'il faudrait bien appeler un détournement de fonds publics (au cas ou HP aurait
bénéficié de ces aides), même si la bonne foi du bénéficiaire n'était pas à mettre en doute lorsqu'il en a profité. Je ne lui jetterai donc pas la pierre sur le principe d'une action à l'encontre d'une société qui se contente de s'aligner sur les exigences malsaines de ses
actionnaires. Monsieur Ford disait "Je paie mes ouvriers pour qu'ils puissent acheter mes voitures". Ce principe de pur capitalisme a largement été abandonné par des gens qui ne pensent plus au métier qu'ils pratiquent mais ne voient, dans une entreprise, qu'une machine à rendement financier. Pour avoir suivi cette voie , HP et ses actionnaires doivent être punis.Le Gouvernement (et l'Europe) ont l'ardente obligation de sanctionner. Pour ma part, je n'achèterai plus de matériel HP ni au plan personnnel, ni professionnel. Face à des gens qui ne pensent qu'à leurs intérêts financiers, seule la perte d'un marché important peut les faire réfléchir sur les inconvénients qu'il peut y avoir à raisonner en pur intérêt actionnarial.

La délocalisation intelligente est celle qui consiste à faire fabriquer là où on pourra consommer parce que le savoir-faire transmis permet à des populations pauvres d'améliorer leur niveau de vie.

Par contre, faire fabriquer dans les pays les plus démunis des biens hypersophistiqués en espérant que les chômeurs occidentaux les achèteront relève d'une vision esclavagiste qui se doit d'être vigoureusement combattue.

Publié par aristote à 16:45:17 dans Economie, Société | Commentaires (0) |

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